Edito du 31 Janvier 2005 :
Janvier Enchanté...
. Je ronfle,
parait-il...
Ah, bon...

. L'appetit revient en force...
Il n'y a pas de secrets,
c'est en mangeant
qu'on se forge l'appétit...

. Je goutte...
J'abuse délicieusement du confort
de l'hospitalité,
de la générosité...
Moi, comme mon amour,
nous ne révons pas d'aventures...
Nous ne désirons pas qu'il
nous arrivent des choses...
Ou de bouger...
"A quiet Life" nous suffit...
Dormir, se reposer
dans les bras l'un de l'autre...
Voir des films,
plutôt que d'en faire...Cela nous suffit...
On est heureux comme ça...
Le bonheur tranquille...
En paix...

. J'ai peur que cela ne puisse durer...
C'est trop beau...
Alors, je savoure chaque seconde,
cherchant a les mémoriser,
les garder en moi,
pour toujours,
pour me rechauffer l'ame,
plus tard...
Pour emporter ces instants,
ces jours de félicité avec moi...

. Il fait froid...
Même si il fait techniquement
moins froid
que ces derniers jours...
Moins de vent...
Je reste au soleil...
Me laissant "bruler"
par sa chaleur,
par ses rayons,
dans notre parc...

 

Edito du 30 Janvier 2005 :
...
. La vie s'écoule comme dans un rève...
Ce matin, encore,
grasse matinée...
Hier, mon ange se plaignait presque
d'étouffer de chaleur,
quand au dehors tout gèle,
et le vent souffle...
Aujourd'hui encore...
Elle a son petit radiateur perso...
Moi...

 

Edito du 29 Janvier 2005 :
A l'abri des 4 vents...
. Ce matin, encore,
longue et delicieuse grasse matinée
dans les bras de mon amour...
Si tendre...
Si chaud...
Si merveilleux...
Dehors, on entends le vent souffler
si fort, tellement fort...
Je devrais être dehors...
Et je suis au paradis,
avec mon ange, blottie,
endormie contre moi.
Je voudrais rester ainsi pour toujours...
Fermer les yeux,
rester ainsi a jamais...

. L'après midi,
nous nous allongeons vers 15h,
pour ne pas rouvrir les yeux avant presque 19h !
Et le soir, nous allons tous deux
voir au multiplexe,
"La marche de l'empereur"...
Evocation, métaphore
de ma vie, ma situation ?

. Et le vent qui souffle glaçant,
si violent...
Comme si tout concourais
a ce que je reste dans ses bras...

 

Edito du 28 Janvier 2005 :
...
. Ce matin, grasse matinée caline,
avec mon amour...
Lors de monter sur la ville,
nous decidames de laisser mon sac
chez elle...
Au dehors, presque plus de vent...
Et le froid moins mordant...
On n'est plus a 1 ou 2 degrès,
mais a 5, 6 facile...
Et sans vent, ou presque...
Si j'avais eu mon sac,
j'aurais été tenté de rester dehors...

. Cela me fait bizarre de marcher sans mon sac...
C'est comme si mon centre de gravité
s'était deplacé...
J'ai même presque l'impression de perdre l'equilibre...

. Je crois enfin avoir trouvé un reseau WiFi...
Juste a côté de la bibliothèque...
(Par grand vent, je captais dans la bibliothèque,
malgré les murs et les epais panneaux de verre...)
J'ai pu collecter mes emails...
Je vais bientôt mettre en ligne mon blog,
il serait temps !

Edito du 27 Janvier 2005 :
La clé...
. J'ai annulé ma réservation a l'hotel
pour samedi...
Normal...
C'était previsible
qu'un imprevu arrive.
Je ne reserve jamais.
Justement a cause de ça.

. Elle m'a confié la clé
de chez elle...
Que je puisse y aller
quand je veux,
même quand elle n'est pas la...
Je ne pourrais pas...
Un jour, nous aurons notre clé,
de chez nous...

. Manger proprement ou salement...
Sur le pouce ou attablé...
Le sens des "manières",
c'est de prendre le temps,
de savourer le moment,
de le prolonger...
Vouloir que le temps s'arrètte
ou continue a l'infini...
Comme simplement prendre un thé...
Il est aussi question de respect...

 

Edito du 26 Janvier 2005 :
Warm Home of the heart :
La chaleur d'un foyer...

. Je me cache a l'abri du vent,
ce vent si violent,
si froid et glaçant...
Le plus possible...
Pas assez...
Je ne me refuse rien,
par ailleurs...
Rien qui ne me fasse envie...

. Je me plonge parfois dans mes pensées,
oubliant tout...
Le temps, le monde qui m'entoure...
Perdu dans mes pensées...
Tel le penseur fou,
personnage de BD dont j'ai beaucoup appris,
sur la m¸ditation
l'imagination , la projection...

. J'ai passé l'après midi avec mon amour,
chez elle.
Elle a insisté pour que j'y passe la nuit.
Ses parents aussi !!!
Il y a une vague de froid,
et plusieurs SDF sont déja morts...
J'ai essayé de refuser...
Je ne veux pas que les gens se sentent obligés,
risquer de devenir un parasite
qui vit aux crochets des autres...
Mais a la fin, j'ai accepté.

. Une nuit avec mon amour...
Je voudrais toutes les nuits...
Chez nous...
Dormir au chaud,
tout près d'elle...
La blottir...
Si merveilleux...

. Comment refuser
quand la femme qu'on aime
vous ouvre ses bras, sa maison,
son lit...
Vous offre chaleur, reconfort,
tout...
Et que dehors il gèle...
Il fait si froid...
Et le vent souffle si fort...
Vous glaçant, vous penetrant
jusqu'a la moelle...

. Ils m'ont acceptés,
accueillis comme ça...
A bras ouvert...
Ouvrant leurs porte,
leur table, leur foyer,
a un etranger...
Je ne sais pas comment reagir.
J'ai tellement l'habitude
d'un minimum de méfiance, de prudence,
que leur hospitalité me laisse sans voix.
J'ai plus l'habitude d'être rejetté,
regardé de travers,
insulté, critiqué , agressé...
La, je ne sais comment reagir...

 

Edito du 25 Janvier 2005 :
Mistral Glaçant...
. J'ai hésité a sortir la tête
de mon sac de couchage,
et a plus forte raison de ma tente,
ce matin...
Si mon amour ne m'avais pas donné rendez vous
a la sortie,
j'y serais peut être même presque resté !
Au plus chaud de la journée,
il fait 3° !
Et le vent...
Ce mistral si fort,
si glaçant...
Mon chapeau ne quitte pas mon sac depuis deux jours.
Mes cheveux,
balayés par le vent devant mon visage,
m'aveugle.
Je porte mes lunettes
pour me proteger les yeux
des poussières soulevées.

. Allez. Je passe la journée
dans la bibliothèque.
Pour le WiFi ?
Ça va peut être pouvoir s'arranger,
patience.
Problèmes de batteries de portable
avant ça.

. "T'es un routard ?"
ne cesse-t-on de me demander ?
Ça se voit tant que ça ?
Ou c'est mes cheveux en bataille
a cause du vent...?

 

Edito du 24 Janvier 2005 :
Confortablement prèt...
. Ce matin, je me suis levé a 4h30
pour pouvoir prendre le bus de 6h50
avec mon amour.
Sa meilleure amie a une prof absente,
et ne commence pas avec elle aujourd'hui...
J'avais oublié combien j'aimais la nuit,
marcher dans la nuit...
Les rues vides...
Tout est plus tranquille...
Plus beau aussi...

. Hier soir, j'aurais pu passer
quelques instants avec elle...
Hélas, la pluie m'avais pressé
a vite dresser ma tente
dans le champs,
près de la croix,
sur son chemin,
mais a plus d'une heure a pied de chez elle...
(Avec mon sac, s'entend...)
Nous n'aurions pas eu le temps...
Le temps que je plie, que j'arrive,
j'aurais déja du...
Nous avons parlés plus d'une demi heure
au téléphone pour compenser !

. J'ai donc (enfin !) tenté mon trajet
a pied jusqu'au grand magasin,
(un Géant Casino)
et le ciné multiplexe.
Je me suis ravitaillé,
pain, fromage, sauscisson,
coca et piles pour mon appareil photo.
J'ai acheté un assortiment
de 6 differents fromages,
choisis un par un,
en portion individuelles,
pour presque rien.
Ça, c'est génial comme truc...
Je n'ai pas été voir de film,
finalement...
Pas vraiment envie...

. Cette nuit, j'ai dechiré,
(dechiqueté)
ma couverture de survie.
Bah, après tout, ce n'est supposé
servir qu'une fois...
Mais les froidures hivernales arrivent...

. Dans la vie,
quoi qu'on fasse,
il y a toujours des merdes qui arrivent...
Froid, mort,
accident, inondation,
peu importe,
personne n'est a l'abri...
Alors , il faut se tenir prèt.
Et vivre le plus confortablement possible..
Se retrouver dans ma situation,
a affronter le froid comme un enemi mortel,
quand la plupart d'entre vous, chez eux,
chauffage a fond,
ont presqu'oubliés le temps qu'il faisait,
faut être con !

. Je me prends pour l'heroine de "READ OR DIE"
capable de tout faire avec du papier,
en m'envelloppant dans des feuilles de journaux...

 

Edito du 23 Janvier 2005 :
...
. "Les pauvres n'ont pas les moyens
de se payer les trucs bon marché..."
C'est Michael Caine qui a dit ça,
parlant de son père,
mort avec presque rien en poche.
Cela semble être un paradoxe,
mais c'est vrai.
Verifié, dans les faits.
Acheter revient moins cher que louer,
a la longue.
Mais il faut avoir la mise de fond.
De même pour tout.
Les magasins,
trop loin des habitations...
Le temps et les moyens d'y aller...
Enfin...

. Très souvent,
lorsque j'arpente la voie ferrée,
je songe a la bande annonce de
"TRAINSPOTTING",
a la tirade d'Ewan McGregor...
Sur ce qu'il faut faire de la vie...

 

Edito du 22 Janvier 2005 :
...
. Samedi.
Je prends ma chambre d'hôtel hebdomadaire.
Je n'ai presque pas utilisé mon téléphone
cette semaine...
Je me dis que j'aurais pu m'en passer,
repousser de quelques jours...
Mais je me force un peu !
Je n'ai pu avoir la chambre la moins cher,
(mais bon, le prix reste acceptable...)
j'ai reservé pour la semaine prochaine,
samedi prochain, (midi),
la chambre la moins cher...
Moi qui n'aime pas reserver,
ni m'avancer...

. Dans la chambre,
peu après avoir branché mon ibook
a recharger,
je vais prendre une très longue douche...
Je me decrasse longuement, entièrement,
même les oreilles...
Vous savez ce qui me manque ?
(Je n'aurais jamais cru dire ça...)
Il me manque un peigne !
J'en aurais bien besoin...
Et demain, encore,
il doit y avoir beaucoup de vent...
Sur le lit, je dévore entièrement
le paquet de chips
que j'ai acheté l'autre jour...
Je n'ai plus grand chose a manger...
Et demain, c'est dimanche...
En achetant les chips,
j'ai jeté un oeil aux "sucreries"...
Ce ne serait pas une mauvaise idée,
un paquet de "BN" au chocolat...
Et ici, je songe au fait que,
plus jeune, je mangeais des "céréales sucrées"
"petit déjeuner"...
Pas forcement avec du lait, mais comme ça...
Je pourrais recommencer...

 

Edito du 21 Janvier 2005 :
...
. Je m'interroge toujours,
et essaie d'analyser
les raisons de ma "bougeotte",
de mon envie de voyager...
Je croise des gens qui me parlent,
me racontent, lorsqu'ils avaient 17 ans,
le tour de France, d'Espagne,
avec le sac sur le dos...
Ils me disent ça comme une sorte de trophé,
de vanité, comme un "je l'ai fait !".
Et alors ? Et après ?
J'ai beau être fier, avoir de l'égo,
je trouve la vanité vaine et grotesque.
Faire une chose pour pouvoir s'en vanter,
c'est idiot.
Je cherche a comprendre, alors,
pourquoi je veux encore bouger.

. L'un des seuls arguments qui me vienne a l'esprit,
c'est la sécurité.
Oui, la sécurité.
On (les gens comme moi) est plus en sécurité en mouvement.
Je l'ai appris enfant.
Si je tourne en rond, bouge,
on me fout la paix.
Si je m'assois pour lire,
on viens m'emmerder,
shooter dans mon livre.
Une cible en mouvement est plus insaisissable,
moins facile.
Le temps qu'on nous repère,
qu'ils se decident,
on est déja parti.
Toujours libre.
Toujours nouveau.
Toujours inconnu.
Personne ne sais rien de vous,
(ou ne crois savoir)
personne n'attends rien de vous.
On peux respirer.
Sans sentir les murs du monde
se refermer sur soi.

. Oh, et ne vous inquiètez pas ,
je mange.
Je prend soin de moi.
(Et elle y veille !
Et prends soin de moi egalement...)
Ma devise sera toujours de profiter
de la vie pleinement,
de saisir chaque instant,
chaque opportunité,
sans rien calculer.
Et de vivre chaque jour
comme si ce devait être le dernier.
Je ne me prive de rien !

. Je ne peux pas dire que je me sente en "sécurité"
la ou j'ai posé ma tente...
Je suis visible sur le chemin,
a un kilomètre a la ronde,
de chaque côté !
Surtout grace a cette lune,
si lumineuse,
a ce ciel etoilé...
On y voit comme en plein jour...
Et la lune n'est pas encore pleine !
Je peux même écrire, c'est dire...
Mais bon, jusqu'ici,
j'ai malgré tout tendance
a choisir mes coins
comme les spartes avaient choisi
la passe des thermopyles...
Facile a défendre...
On devrait entendre les gens arriver...
Et ils ne peuvent guère s'amener,
ou manoeuvrer
a plus d'un a la fois...

 

Edito du 20 Janvier 2005 :
Chaud aux fesses...
. Assis au bord de l'eau, dans l'herbe,
le chant des oiseaux, les arbres,
le soleil que j'ai vu se lever,
au matin d'une nuit étoilée...
Loin du bruit et des humains...
Autrefois, si on m'avais demandé de décrire le paradis,
c'est ainsi que je l'aurais décris...
Pas loin de moi,
un faucon en liberté viens se percher...

. Oh... Et mon sac commence a craquer.
Aux coutures.
Un petit trou en bas,
une poignée qui commence a se dechirer.
Il n'est plus étanche.
J'ignore quoi faire si il cède.
J'admet que de ce côté la,
je n'ai aucun plan de secours...
Et je serais très très très emmerdé...

. Tout a l'heure,
lors que je contemplais la petite abbaye
de son village,
mon amour m'a appellé...
Nous pouvions nous voir...
Hélas, j'étais a plus d'une heure a pied de chez elle...
Inutile de dire que j'ai pressé le pas !
Dire "courir" serait exageré , avec ce sac...
Bref, en me dépéchant,
j'ai malencontreusement decouvert
que quand j'allais trop vite,
mon sac me frottait,
me brulait cruellement les fesses !
Pas good !

. Mon amour m'a fait part de ses inquiètudes,
au sujet de ma sécurité...
Elle m'a parlé d' "arabes" qui rosseraient les SDF...
D'un sans abri qui se retrouverait ainsi
a l'hopital tous les 2/3 jours...
Que son père aurait entendu l'un de ceux
qui les connais,
habitant le même quartier,
dire qu'ils avaient repéré un nouveau SDF,
qui trainerait du côté du pont...

. Elle s'est empressé de souligner
combien la ville était mal famée...
Un guide touristique allemand
la classant "rouge",
a eviter absolument, dangereux !

. Comme pour la rassurer,
ce soir,
je me suis encore plus éloigné du pont...
Sur les bord du Rhône...
Je voulais essayer de nouveaux endroits
de toutes façons...
Je me trouve plus, trop, exposé ici,
plus visible...
En plus, de la digue,
je suis côté Rhône,
si il déborde, je boit la tasse !
Mais, je dois intelligement,
aller contre certains de mes instincts...
Mes instincts me pousse ,
pour me refugier,
vers les lieux "morts"...
Alors qu'ici, il n'y a,
part exemple, plus aucun detritus alentour,
ce qui signifie peu ou pas d'humains,
en tout cas pas souvent...
Et il y a des animaux, des arbres,
des oiseaux, etc...
Le sol est plus doux...
Etrangement,
j'ai l'impression d'avoir plus de place
dans ma tente...

 

Edito du 19 Janvier 2005 :
Take Me Home...
(Pour un morceau de pain...)

. Décidement, rien ne se passe comme prévu...
C'est mieux...
Aujourd'hui, je ne pensais pas pouvoir voir mon ange.
J'hésitais a monter en ville...
Mais j'y suis finalement allé,
projetant d'aller au grand magasin,
et au multiplexe,
loin du centre ville...
Testant au passage si je pouvais y trouver
des reseaux WIFI...
Je me suis rendu a la bibliothèque,
pour trouver les horaires du ciné...
En vain...
L'heure avançant, je n'ai tenu,
et suis part guetter mon amour a la sortie
de son bahut...
(Toujours le principe de vivre chaque jour
comme si ce devait être le dernier...
Et elle compte plus pour moi
qu'aucun film de cinéma...)
Hier, elle avais pris pour moi,
a la cantine,
un morceau de pain...
Et elle n'avait pas eu le temps de me le donner,
le soir venu...
(Oui, elle me ravitaille comme un chien errant...
J'adore ça...)

. Finalement, nous avons passé l'après midi ensemble...
Chez elle...
...
Et au bout du compte,
lorsque je suis parti,
on a encore oublié le bout de pain,
qui resta encore dans son sac !

. C'est la semaine des grèves.
Sncf, profs, médecins...
Alors, demain, elle n'ira probablement pas,
vu le peu de cours qu'elle pourrais encore avoir...
Grasse matinée...

. Pour moi, cela veux dire que le multiplexe,
le grand magasin et tout ça,
je n'irais pas demain,
ni vendredi, puisque je la vois,
ni Samedi-dimanche, hotel...
Hey ! Mine de rien ,
je commence a avoir un emploi du temps chargé !
Hihi...

. Ce soir, son odeur m'imprègne encore.
Partout sur moi...
L'odeur de sa peau, son parfum,
comme si je la sentais encore contre moi...
Si délicieux...

 

Edito du 18 Janvier 2005 :
L'entrainement de Tortue Geniale...
. Vous connaissez DRAGON BALL
d'Akira Toriyama ?
Au début, Tortue Géniale entraine Sangoku
en lui faisant porter une très lourde carapace de tortue,
sur le dos, tout le temps.
Et, a la fin de l'entrainement,
après des semaines, des mois,
a courir, sauter, bondir, eviter, combattre,
lorsqu'a la fin de l'entrainement,
ils retirent enfin la carapace,
il réalise qu'il est bien plus fort qu'il ne l'aurait cru,
la carapace le ralentissait, l'alourdissait,
il avait du bien plus forcer pour arriver au même point.
Hier soir, j'ai realisé que
je ne me tenait presque plus debout
sans porter mon sac,
hormis pour déplier et replier ma tente.
Peut être que je me soumet
a l'entrainement de Tortue Géniale ?
En tous cas, y'a du boulot...
Mais ce sac n'est pas adapté
pour pouvoir forcer avec.

. Il a plu aujourd'hui.
Aux premières gouttes,
je suis parti me refugier dans la bibliothèque,
ou j'avais prévu d'aller.
J'y ai lu du Frank Miller,
(SIN CITY : Family Values,
& Dardevil : Justice Aveugle,
ou DD devient SDF !)
J'ai aussi lu le premier volume de
Bouddha de Tezuka.
C'est sur, je vais y retourner.

. Ce matin, a la gare,
j'ai testé le réseau WIFI,
et il y en a un !
Malheureusement,
protégé par mot de passe...
Mais au moins, ça existe !

. Le vent porte-t-il les reseaux ?
Ou les repoussent-ils ?
Je pourrais le croire,
tant pour le telephone que pour le wifi,
même si cela me parait techniquement absurde...
En ce lieu ou je capte d'habitude le telephone
ce soir de grand vent, non,
ou a peine...
Et la première fois que j'ai capté du wifi,
assis sans bouger,
j'ai perdu le signal,
sans comprendre d'ou il venait...

. Les pluies sont prévues pour ce soir,
je ne devrais pas trop tarder avant d'aller
me refugier sous le pont.

. Je songe a me racheter une tente,
(et un sac de couchage !)
celle-ci a fait son temps...
Au point que je rechigne a l'idée de la jeter,
de la remplacer...

. J'ai près de deux litres d'eau
dans mon sac.
Mais je tiens a me racheter du coca, ce soir,
c'est plus nourrissant.

 

Edito du 17 Janvier 2005 :
Grillé le mec...
. Bon...
Il faut dire que je ne passe pas
spécialement inaperçu,
avec mon look, mon chapeau,
et puis mon sac sur le dos,
mon gros lourd sac...
Les gens commencent a me reperer.
Faut dire, je vais pas vite.
Certains me demandent ou j'habite,
ou je vais, ,
certains s'arrèttent même pour me proposer
de me dépanner de quelques pièces !

. Mon ange n'habite pas la porte a côté
de mon arrèt de bus.
L'un ou l'autre de ses parents
vient l'y chercher en voiture.
La semaine dernière, pourtant,
elle du, quelques fois rentrer a pied.
Alors, parfois, je la raccompagne en bus.
Et j'attend un peu, avec elle...
Craignant qu'elle reste seule...
Et même si l'on evitait d'être vus ensemble
par ses parents...

. Hier, elle m'a dis que son père
m'avait remarqué.
Le ZZ TOP,
qu'il a dis pour me decrire.
Il m'a vu trainer dans le coin,
et près de chez eux...
Mon ange lui a retorqué
que j'habitais peut être le quartier...
"Vu son sac, ça m'étonnerais..."

. Et ce matin, j'attendais le bus,
pour monter a Nîmes,
j'étais plongé dans mes pensées,
quand quelqu'un s'est avancé vers moi,
et m'a demandé
si j'étais le copain d'...
A dire vrai, j'étais tellement perdu dans mes pensées,
que je n'ai d'abord pas compris la question,
comprenant seulement, surpris,
qu'on s'adressais a moi...
J'ai relevé la tête, l'air étonné,
sans savoir quoi repondre,
la dame repris, me demandant si je la connaissait,
j'ai répondu que oui,
et elle s'est presenté,
c'était sa mère.
Elle voulait me rencontrer,
et me proposait d'arranger
un de ces jours,
une rencontre, presentation,
autour d'un café, avec mon ange.
Elle s'est dit rassurée,
elle avait remarqué
le changement d'attitude de sa fille,
ne l'ayant jamais vu si heureuse...
Ni voir faire un tour dehors,
elle se doutais bien
que c'était pour rencontrer quelqu'un...
Elle ne veux que son bonheur,
m'a t'elle assuré...
Mais comment m'a t'elle
reconnu/ devoilé ?
Je ne suis pas le seul
a m'habiller en noir !

. J'ai été me renseigner
pour me connecter a internet
via un portable...
Ce serait très compliqué,
très cher,
pour un résultat très lent,
très faible, et très aléatoire.
Pour le WIFI, ce serait Marseille ou Paris.
Peut être le TGV dans quelques années...
Sinon, nada...
J'ai acheté une carte recharge
pour mon portable,
et le serveur Bouygues est saturé !
Impossible de recharger !
J'use de la batterie pour rien.
Cela vous decouragerais presque
d'essayer de communiquer.
Ce serais plus simple de me couper de tout,
isolé...

 

Edito du 16 Janvier 2005 :
...
. D'ordinaire,
les gens sont préssés de toutes parts
par leurs horaires,
leurs obligations,
et doivent s'arranger pour reussir a se voir
quand ils le peuvent,
en prenant en compte tous ces facteurs.
Moi, je suis libre.
J'ai tout mon temps.
Et en attendant, je ne sais qu'en faire !

. Je me sent encore...,
je ne sais pas...
perdu, je crois...
Un peu mal...
Envie de prendre la route.
Et pour aller ou ?
Nulle part...
Ailleurs...
Prendre des chemins inconnus,
vers des horizons inconnus...
Avancer...
Aller et disparaitre.
Je ne peux pas rester ici indefiniment...
Je ne suis pas spécialement discret...
Je devrais voyager...
Mais qu'est ce que je veux ?
Je veux être avec elle.
C'est impossible pour l'instant...
Mais je ne veux rien d'autre, pourtant...

. Je cherche la réponse
a une question
que je ne sais même pas formuler...

. Je feuillette encore ces interviews
dans des magazines de cinema,
ces histoires de types partis
avec presque rien en poche,
et qui ont réussi...
Mais ils avaient un rève,
de l'ambition...
Pas moi.
Pas du tout.

. Depuis que je les ai découvert,
j'ai toujours été fan des histoires de super héros.
Je vous ai probablement déja parlé
de la superbe métaphore de SUPERMAN
dans KILL BILL 2 ?
La plupart des super-héros
sont des types normaux,
qui enfilent des costumes
pour devenir des héros...
Superman, lui, enfile un costume,
se deguise,
pour être un type normal,
sa vrai nature étant le super heros.
Quand j'étais jeune,
je revais de ne plus porter de lunettes,
de faire de la magie,
de devenir une sorte de super heros,
de tenir un journal intime,
et d'avoir des secrets...
Bingo sur toute la ligne.
Mais le fait est que je suis
le DarkCowBoy 24/7.
Je devrais peut être m'inventer
un alter ego "normal" ?
Et fuir,
cacher ce que je suis ?
Non.
Mauvaise idée.
Mais on ne s'en sort pas.

. Je pense que mon pied gauche,
celui que je me suis tordu,
l'autre jour, sur la voie ferrée,
et qui me fait un peu souffrir depuis,
a du enfler...
J'ai retiré mes bottes cette nuit a l'hôtel,
(je ne les retire pas,
la semaine, sous la tente)
et j'aieu beaucoup de mal a remettre
mon pied dans ma botte gauche,
comme si la bote etait devenue trop petite pour le pied,
ou plutôt l'inverse...
Déja que j'ai des grands pieds !

. Je repense a cette partie de jeux de rôle,
ou j'étais maitre du jeu,
au scénario trop ouvert,
ou je n'avais pas donné de mission aux joueurs...
Ils ne savaient que faire...

 

 

Edito du 15 Janvier 2005 :
...
. Lorsque je suis parti de Paris,
je ne pensais pas poser ma tente
a la sauvage comme ça.
Après l'hôtel des premiers soirs,
j'ai cherché des campings...
...qui se sont révélés fermés...
Et, dans ce champs,
je n'ai deplié ma tente que surpris par le froid.
Mais, au fond, comment aurais-je pu faire, financièrement ?
Et le camping ne m'aurait apporté
ni chauffage, ni éléctricité, ni internet...
Dans cette ville, il y a même des toilettes publiques gratuites !
Ce "problème" du logement est symbolique
de l'évolution que je dois suivre,
que je dois apprendre...
Je suis toujours a dire que
"je ne veux pas deranger",
a me faire tout petit, a m'excuser,
a faire attention...
Et la, je n'ai pas du me contenter
de demander ou était ma place,
j'ai du me trouver, me faire ma place,
moi même.
Et si ça gène ?
J'vais ailleurs !
Je dois, non pas attendre qu'on me dise quoi faire,
mais me faire ma place.

. C'est bête, hein,
mais je reste persuadé de trouver
assez vite et même facilement du boulot...
Malgré le chomage et tout...
Simplement, je ne suis pas pressé...
Je suis comme en vacance.
Je profite.
Et puis, je trouve doucement mes repères,
mes marques, mes trajets,
mes planques...
Je n'ai pas encore fait le tour...

. Aujourd'hui, hôtel...
Avant, je suis passé me racheter du 'scisson...
Et j'ai fait une folie...
Des rochers a la noix de coco et au chocolat...
Mmmmmmhhh...
J'avais envie...
Ça m'a sauté dans le ventre...

 

Edito du 14 Janvier 2005 :
...
. Ce matin, panne d'oreiller !
Pour economiser les batteries de mon portable,
je l'éteint désormais, la plupart du temps.
Je ne le rallume que pour savoir l'heure,
et le rééteint aussitôt.
Il ne me serre plus de réveil...
D'habitude réglé a 6h15...Et avant...
Je me suis reveillé a 7h10 !
Trop tard pour le bus de 6h50...
Et vu comme je dors loin de tout,
le temps de plier ma tente,
alors que le soleil se levait,
d'habitude , je fais toujours ça de nuit !
et surtout de relier l'arrèt de bus,
même a pas rapide,
j'avais raté celui de 8h...

. Sur les conseils de mon ange,
j'ai fait le tour de la bibliothèque.
Je crois que j'y retournerais.
Beaucoup.
Vaste, riche,
avec kiosque, livres,
bd, romans, documents, internet,
certaines chaines de télé,
expo a l'étage...
Oui, j'y retournerai...

. Puis, j'ai été prendre un Coca a McDo,
pour tester...
Pas de Wi-Fi.
Au moins, j'en ai le coeur net.
Dans ce McDo, propre,
avec de la bonne musique,
degustant un coca frais,
après avoir passé trois heures avec mon ange,
et avant de la retrouver,
pratiquement seul
(au point qu'ils ont fermés l'étage ou j'étais
alors que j'y étais encore...
Pour sortir, j'ai du faire du limbo sous la chaine...
Pas facile avec mon sac...)
je me demande pourquoi je ne ressent pas
un plein contentement...
Pourquoi je n'ai pas le reflexe de tomber la veste ?
Et zou !
Peut être que je ne me sent pas a ma place...
Plus a ma place dans l'herbe,
perdu dans la fôrèt, face a la route,
ou a la rivière ?...
Car j'ai comme le flash,
passé ou futur,
d'un sentiment de contentement en des lieux similaires.
En analysant brièvement ce flash,
je comprends...
Le contentement,
je le ressent a la suite
de l'accomplissement de quelque chose,
après avoir résolu, fait, fini,
découvert quelque chose...
Il faut que je me trouve quelque chose a faire,
pour ressentir ça...

. Il me reste tant a découvrir ici.
J'ai trouvé l'ANPE,
pardon , la "cité des métiers"...
Comme d'habitude, tu dois t'inscrire,
rentrer dans le système,
pas moyen d'acceder directement aux annonces...
Sans moi.
Je n'ai pas encore visité le grand magasin,
ni le Kinépolis, un peu en periphérie de la ville...
(20 minutes de bus, je pense...)
Mais même si j'y fais un saut un de ces quatre,
je ne crois pas y aller beaucoup, ni souvent...
Pas d'interèt...

. Je veux attendre lundi
pour aller essayer de retirer des sous
a la Poste.
Et, du même coup,
aller m'acheter une carte recharge d'unités
pour mon téléphone portable.
De ce côté, ça va être juste.

. Life is sweet.
Life is warm and sunny.
All the gray seems away...
And we try to enjoy,
taste every steps, every day,
of our wonderful journey...

 

Edito du 13 Janvier 2005 :
...
. Je ne vous ai pas dis,
l'autre jour,
en attachant avec une ficelle les deux hanses de mon sac,
pour qu'il tienne plus sur ma poitrine
que sur mes epaules,
j'ai vu que j'avais des poils blancs a ma barbe !
Je l'ai fait constater a mon ange.
Elle m'a dit de ne pas vieillir trop vite.
Vais-je devenir Barbe-Blanche ?
Quoi que, j'aimerais bien avoir
des sortes de mèche blanches
qui dessinerais mon bouc dans ma barbe.

. Parfois, en marchant seul,
cela me rappelle mes parties de jeux de rôle,
de livre dont vous êtes le heros,
ou, aventurier, je parcourais les routes,
trouvant, collectant, ici et la ,
des objets...
Ici un tournevis,
la, un baton pour m'aider a marcher
et a grimper, escalader,
ici, une ficelle pour attacher les hanses
de mon sac contre la poitrine...
Et de rencontres, de choix infinis...
L'aventure...

. Ce midi, j'ai pique-niqué dans la forèt,
près du Rhone.
Qu'on ne dise pas que je ne mange jamais !
Je finis mon pain,
et mon sauscisson.
J'écoute le champs des oiseaux,
et j'observe un ecureuil.
Je viens de voir passer un petit bateau de plaisance,
battant pavillon noir-rouge-jaune,
allemand, je crois ?

. J'ai croisé un autre campeur "sauvage",
qui lui avait posé sa tente a côté d'un monument,
et face a des maisons,
en pleine ville !
C'est con mais ça rassure.
Sans compter tous les camping cars
visiblement garés pour la journée et la nuit.

. Et, dans le sable, près du Rhone,
j'ai trouvé des coquillages,
comme ceux que je trouvais sur les bord de mer...
C'est comme si j'étais en vacances...
Hey ! Je suis en vacances !
Camping, pique-nique, ballade, tourisme...
Le soleil du midi...
Je suis en vacances...

. C'est con, hein...
Mais assis dans l'herbe,
près de l'eau,
sentant le vent et le soleil,
l'odeur de mon ange m'impregnant encore d'hier,
je me demande ce qu'on peux vouloir de plus...
S'enfermer entre 4 murs de pierre ?
Pour ne plus voir le soleil, le vent,
le ciel, les étoiles, la lune, les rivières,
les oiseaux, les arbres ?
Pour se cacher derrière une lumière artificielle ?
Une télé ?
Des traites a payer ?
Des factures, des impots ?
De connaitre du stress ?
Une course a l'argent effreinée,
ou noyer, fuir son stress ?
C'est ça la vie pour eux ?
J'suis vraiment pas normal.
J'suis vraiment un sauvage,
un animal, un ermite...
Et je m'en porte bien.

. Quand je me ballade, parfois,
j'allume mon portable pour verifier l'heure.
Et je vois que je suis hors reseau.
Trop loin de tout.
Il faut revenir.
Ou risquer de se perdre.
De disparaitre.

. A l'horizon, des montagnes...
J'ai presqu'envie d'y aller...
Ou de suivre le cours de l'onde...
De disparaitre...
Je me force a penser a elle.
Il faut que je me lève.
Que j'y retourne.
Demain, elle et moi, on se voit...
Et elle va sans doute m'appeller...
Je dois y aller...
Retrouver un reseau...
Je pourrais poser ma tente ici...
C'est tranquille...
Non.
Resaisis-toi ! Vas-y ! Bouge !

. Certaines personnes
passent-elles leurs journées
peniblement
a attendre l'heure de dormir
de rever ?

 

Edito du 12 Janvier 2005 :
...
. Encore une leçon de la vie :
manquer, c'est manquer.
Raté, c'est raté.
Et peu importe
si c'est de très très peu,
si on a couru ou fait des efforts.
J'ai manqué mon bus.
Je l'ai vu partir
a moins de vingt mètres devant moi.
J'y étais presque.
Mais presque, cela ne suffit pas.
Le suivant est dans une heure.
Un peu plus même.
Presque, c'est une excuse.
C'est comme la tortue et le lapin,
je n'avais qu'a partir plus tôt.

. On avait prévu d'aller au ciné
voir "Le fantôme de l'Opera"
d'Andrew Lloyd Weber et de Joel Schumacher.
Elle m'avait gardé son après-midi.
Résultat ?
Le film n'était pas sorti !
(Du moins dans la salle
ou on avait prévu d'aller...)
Alors ?
Alors, on a marché,
on a déjeuné, on a parlé,
on a été dans notre parc,
puis je l'ai raccompagné
quasiment jusqu'a sa porte.
Pour moi,
rien de mieux ne pouvais arriver.

. Oh...
Et pour en rajouter dans la journée "maudite",
je crois que je me suis cassé une dent !
En mangeant un truc tout mou, pourtant,
sans os, ni rien de recalcitrant...
En sentant le morceaux de dent,
je me suis etonné,
croyant tomber sur une graine,
ou un os dans le sandwich...
Et en sentant la cassure,
j'ai cru a un morceau de fromage,
collé et durci sur ma dent du fond...
Cela ne ma fait pas mal.
Mais ça risque d'être un nid a germe,
et a caries...

. Elle m'a aussi parlé des allabis,
des sortes de mini-moustiques,
qui foisonnent ici en été.
Garanti de me faire bouffer.
Au regard de tout cela, j'ai fait un loto.
A ce niveau, on n'a plus rien a perdre,
ou a risquer,
on ironise...
Ma batterie de telephone rendra sans doute l'ame
demain, ou ce soir...
Mais on se verra Vendredi...Oui...
Si j'était intelligent,
c'est demain que je prendrai ma chambre d'hôtel...
Mais je préfère attendre samedi...

. Ce soir, le couchant faisait rougeoyer,
bien haut les nuages...
Mon ange m'a raconté
qu'un couchant bien rouge
était signe de vent pour le lendemain.
Gare a mon chapeau demain !
Mais la, ce n'est sans doute rien.

. J'ai acheté une bouteille de cola a Lidl,
le magasin est en difficulté.
Ils m'ont demandé si j'étais de la commune,
et spontanement, sans reflechir,
j'ai repondu oui, naturellement.
Adopté ?

 

Edito du 11 Janvier 2005 :
Ballade au bord de l'eau...
. L'autre jour,
en longeant la voie ferrée,
je me suis quasi tordu la cheville.
Cela m'a moins plu que je ne l'aurais cru,
la voie ferrée...
Trop de cailloux, sans doute...
Je préfère le bord de route.
Bizarre, hein ?

. Aujourd'hui, je marche sur la digue,
monticule qui entoure ce bras du Rhônes,
près duquel j'ai dormi...
Je m'éloigne des routes...
Et la, la, je me plais...
Seul, paisible...
L'eau, les arbres,
le lever de soleil rougeoyant...

. Mon ventre fait du bruit.
C'est la première fois.
Il ne dois pas être 9 heure du matin,
tant pis !
Petit dejeuner !
Je vais attaquer le sauscisson !
Trop content d'avoir faim...

. L'autre jour, j'ai même regardé les bateaux...
Et a la capitainerie ,
les prix pour rester a quai.
Mais je reflechis deux secondes,
et non, hein, aucun interèt .
Je ne pourrais avoir internet,
et puis, non...
Je serais moins mobile...

. Le gag, tout de même ,
c'est que si,
objectivement,
je vous decrivais ma situation
vous diriez : "oh mon dieu !"
ou un truc approchant,
alors que mon moral n'a jamais été meilleur !
Je n'ai jamais été aussi bien depuis 15 ans !
Et je vous aurais décris ma situation
il y a quelques mois,
vous auriez dis :
"t'es vraiment pas a plaindre"
alors que j'étais plus que depressif !

. Mais au fond rien n'a changé,
je suis toujours apathique.
C'est ça la question :
APATHIE et APPETIT !
Je dois avoir envie,
avoir faim de quelque chose,
pour bouger,
et y prendre du plaisir.

. Pour moi, cette "épreuve"
devrait être aussi une leçon d'humilité.
Moi, a l'égo surdimensionné,
toujours sur de tout controler
de toujours savoir...
Et toujours seul...
Je devrais apprendre
une de ces leçons qu'on apprends pas
dans les livres,
mais seulement lorsque la vie
vous oblige a les admettre.

 

Edito du 10 Janvier 2005 :
...
. Aujourd'hui,
sur la porte d'une agence immobilière,
j'ai vu plusieurs pancartes
avec écrit en gros :
"REFERENCES EXIGES !
NE PAS INSISTER !"
Hihi...
Bon... Compris...
J'insiste pas...

. Petit ravitaillement :
bouteille de coca,
(comme presque tous les jours,
ou plutôt un jour sur deux...)
pain, et sauscisson...
J'ai l'impression de m'être bien fait avoir sur le prix,
ou alors je suis très radin...
Humm...
Ça m'apprendra...
Il faut tirer leçon de ses erreurs...
A l'avenir, j'essairai d'aller
dans un super ou un hyper,
même si c'est beaucoup plus loin.
J'ai peur de me decourager
en cours de route...
Et de renoncer ,
en me disant "a quoi bon manger ?"...
Je songe,
pour de futurs emplettes,
a des minis-babybels,
voir même a des chips...
Je suis vraiment en pique-nique,
en vacances...

. Je suis tenté de dessiner la Maison Carré
au crayon...
Je me retient...
Pourquoi ?
Aller...
En quelques minutes,
je l'esquisses sur ma feuille ou je notes
pour mon blog...
Hey !
Je suis assez satisfait !
C'est tout de traviole,
les perspectives n'importe comment, tordu,
et pas le bon nombre de colonnes...
Mais je suis sur que si on connait le monument
du premier coups d'oeil on le reconnait.
C'est ce que je fait,
pas les details, mais l'esprit, l'ame,
comme j'évite de dessiner les rides,
les boutons ou les taches
sur un visage...

. En période de Féria,
le prix des hotels est multiplié par deux.
Fevrier, Pentecôtes, Septembre.
Traduire : le mois prochain,
je vais probablement eviter
d'aller a l'hôtel.
Prix indicatif d'une chambre d'hôtel :
35-45 euros par nuit...

 

Edito du 09 Janvier 2005 :
La croix de St Gilles...
. Ce matin ,
quelques heures après mon réveil,
après avoir plié ma tente,
et comme je marchait dans la nuit,
teintée de brumes naissantes,
dont le jour n'avait pas encore émergé,
je commence a entendre des coups de feu.
Beaucoup.
Et je croise des voitures.
Chose surprenante,
vu le lieu loin de tout,
le jour, (un dimanche)
et l'heure.
Et je comprends.
J'arrivais sur un territoire de chasse.
Tous ces messieurs venaient
décharger leurs fusils...
Pauvres canards...

. A midi, j'ai eu une bulle de deprime
qui est remontée...
Je suivais un chemin de fer desafecté
et un gros "a quoi bon" m'a submergé...
Envie de rien, ni d'avancer,
ni de...
Il faut croire que ça m'est pas totalement passé...
Ça m'étonnais aussi...

. Heureusement,
je l'ai vu ce soir...
Elle sais tout effacer
et me rendre heureux...
Elle seule...

. Vous vous demandez peut être
ou je pose ma tente ?
Deux endroits pour l'instant...
J'en cherche d'autre...
Soit près d'un pont,
près d'un bras du Rhône...
J'aurais aimé dire sous un pont,
mais c'est inexact...
Ou sur le bord d'un champs,
sur le chemin de l'espoir
qui mène a ma bien aimé...
Juste sous un petit monument,
surmonté d'une croix.

. J'ai appris aujourd'hui
que ce chemin
était un chemin de pélerinage,
vers cette croix !
C'est la ou serait mort Saint Gilles...
C'était un ermite !
Qui protégeait les animaux !

. Comme disais Elwood Blues :
"Les voies du Seigneur sont impénétrables,
o mon frère..."

. Enfin, on noteras que la ville
porte le nom d'un saint protecteur des animaux
contre les chasseurs,
et qu'il y a pleins de chasseurs...
On prie pour son salut,
mais on n'arrètte pas de pecher pour autant...

 

Edito du 08 Janvier 2005 :
Electro-Static Light Show in the dark...
. Je n'était pas vraiment bien
dans cette chambre d'hôtel...
Pas sans elle...
J'ai essayé,
profité...
Mais je me dis que même si
j'avais un appart',
je ne m'y sentirais pas vraiment bien.
Non...
Pas vraiment...
Une adresse, un confort materiel,
ce n'est pas un foyer...

. Le monde, la vie,
a toujours été une question de regard,
de point de vue.
La même ville,
selon qu'on traines
dans tel ou tel quartier,
selon que l'on lève ou baisse les yeux,
les gens qu'on fréquente,
tout est différent.
Comme de subir la vie,
ou d'en profiter.
Je sais cela,
et je sais "voir" les mondes,
et même voyager de l'un a l'autre.
Et créer le mien.
Fou ?
Renfermé sur moi ?
Peut-être...

. Mais comment décrire
qu'en marchant au dehors,
en sentant l'air sur mon visage,
sur ma peau,
le vent,
ce que je ressent...
On ne trouve pas
que les choses autour de soi
sont magnifiques,
même si elles paraissent
sous un jour nouveau,
plus beau,
mais que la vie elle-même
est magnifique.

. Je devrais arretter d'essayer
de me prendre la tête.
De toutes façons,
je n'y arrive pas.
Je suis trop bien.
Che sera sera, après tout.
Oui, le destin, la chance, tout ça.
J' y crois, plus ou moins.
Si je me force a un truc,
non seulement je serais malheureux,
mais il y a des chances pour que
ça ne marche pas.
Combien cherchent un emploi,
un logement,
parfois depuis des mois,
des années ?
Si cela doit arriver,
cela arrivera.
Pas la peine de se rendre malade.
D'essayer de raisonner,
pour se conformer a une idée de la vie
créé par d'autres...
On prends ce qu'on trouve.
Il faut être ouvert.
Et suivre son coeur.

----------

. Sur le bord de la route,
assis a rien faire,
j'essaie de me faire réagir,
bouger...
Tu n'as pas de rèves a realiser ?
Non.
Je les ai tous realisés...

. Sous ma tente,
en ouvrant, defaisant les sacs plastiques,
pour plus ou moins separer,
impermeabiliser certaines affaires,
j'ai pu voir dans le noir
les eclairs d'éléctricité statique
que l'on ne peux qu'entendre
et sentir la plupart du temps...
Tel un enfant, je m'emerveille
et m'enthousiasme pour ce spectacle privé...
Gamin...
Mais j'adore...

 

Edito du 07 Janvier 2005 :
Toujours goutte le jour....
. Ce matin, léger malaise...
J'ai pris le bus avec elle,
et finalement, elle m'a dit ne pas pouvoir
me voir avant 12h,
et non 11h comme on en parlait...
Ce n'est pas cela qui a provoqué mon malaise...
J'ai acheté le journal pour y trouver des annonces.
Et un magazine sur le ciné, Mad Movies,
comme autrefois...
Et j'ai trainé en ville...
C'est la ville...
C'est d'avoir acheté ce journal,
d'avoir essayé de trouver ...
De faire comme...
Et la ville...
La proximité des gens,
qui m'oppresse et me déprime...
C'est con de me forcer a aller
contre ma nature et mes instincts...

. Toujours pas faim...
Toujours pas envie de rien...
Ni de cette chambre d'hotel...
Malgré les faiblesses de batteries...
Pas envie de rester dans cette ville.

. Penser a l'argent, oui.
Mais ne pas en faire une fixation.
Jamais.
Ne pas se prendre la tête.
Normalement, je devrais depenser
beaucoup plus...
Pour manger nottemment...
Boire, me loger...
Quand on y reflechis,
c'est invraisemblable...
Mais enfin, l'argent et moi,
on a jamais été copains...

. Je cherche la satisfaction,
le contentement moral, personnel,
et non materiel.
Je cherche juste a être bien.
Tout simplement.
Rien d'autre.
Je goutte, et je dis :
"J'aime", "J'aime pas"...
Et peu importe la logique ou la raison.
Peu importe ce qu'on devrait,
ce qui compte,
c'est ce que j'eprouve...

. Assis nu dans la chambre d'hotel,
je met a jour mes notes sur l'ordinateur
tout en rechargeant les batteries...
Finalement, je l'ai prise cette chambre...
Je n'en avait pas très envie, mais bon...
Puisque je l'ai fait, j'en profite,
au maximum...
Douche, decrassage complet...
En plus de mon ampoule au pied,
je me suis decouvert une sorte de belle ecorchure
sur la fesse...
J'ignore ou, quand et comment
je me la suis faite...
Je ne me sent pas très a l'aise dans cette chambre...
Pas a ma place...
Pas vraiment...

 

Edito du 06 Janvier 2005 :
...
. C'est terrible.
J'ai pas envie d'aller en ville.
De me prendre une chambre.
Et tout ça...
J'ai envie de continuer ma route,
de prendre un chemin de traverse,
de continuer dehors, encore.

. Le problème, c'est que je n'ai envie de rien.
Je passe dans un marché devant les étals,
de fruits et légumes, de poulets roties,
et je n'ai envie de rien.
Je suis a la fois vide et plein.
Mes pieds, mes jambes et mes épaules
ont beau me faire souffrir,
je suis bien.
Le poids sur mes épaules
est bien plus supportable
au sens propre
qu'au sens figuré...
Même si personne de normal
ne serait d'accord avec moi.

. Je suis bien.
Et, a la reflexion,
je me dis que sur ce point,
rien ne peux aller mieux,
les choses ne peuvent que degenerer,
je ne peux qu'aller plus mal...
Pourquoi toujours voir, regarder
les choses degenerer ?

. Si je vais trop loin,
je n'aurais plus de batterie,
plus de reseau,
je perdrais contact...

. Assis, ainsi,
face au soleil,
que je fuyais toujours autrefois,
je repense a une bd
que j'ai lu dans un magazine
type métal hurlant, Ere comprimé , creepy, vampirella.
Une variation sur le thème de Frankenstein.
La dernière planche.
La créature se repose adossée
sur le flanc d'une montagne.
Immortel, il reste ainsi, sans bouger,
saison après saison,
jusqu'a ce qu'il ce confonde avec la nature.

. J'ai été voir Alexandre
j'en esperai une inspiration,
une reponse...
Pas de la part du film lui même
mais du mythe, du personnage Alexandre....
Et j'en ai sorti quelque chose..
Pas ce a quoi je m'attendais...
Comme Alexandre,
j'aurais l'esprit trop ouvert...
Ne faisant pas de differences entre les peuples,
pensant qu'il y a des richesses partout,,
et de même, n'ayant pas le regard,
l'esprit limité a un petit territoire...
C'est le cas des gens normaux,
obtus, fermés, rascistes,
ils savent ou est leur place
et la place de chaque chose.
Et moi, je ne sais plus ou est la mienne,
l'horizon face a mon regard etant trop vaste,
je suis perdu...

. Finalement, j'ai pris le car
pour rentrer avec elle...
Être avec elle...
Même un instant...
Car, c'est toujours ainsi que je fonctionne,
vivre chaque jour comme si c'était le dernier.

 

Edito du 05 Janvier 2005 :
Assis sur le bord de la route...
. Je ne comprend pas.
Logiquement, je devrais être malheureux.
Je ne mange rien,
dort dans le froid,
je n'ai aucune perspective d'avenir...
Rien.
Et pourtant, je suis bien,
serein, heureux.
Je crois que cela tient a la solitude .
Pas seulement a la nature.
Cela tient au fait que je me tiens eloigné
des hommes et des leurs affaires.
Misanthrope.
C'est con, mais, on dirait bien.
Vais-je aller mourir seul sur une montagne ?

. Au dela de toutes théories,
j'essaie surtout d'observer ,
d'analyser
ce que je ressent,
en pratique.
Et le fait est que je me verrais
très bien quitter la société des hommes,
le règne de l'argent,
de la bureaucratie et des apparences,
pour une vie plus simple
et plus solitaire.

. Je ne m'inquiète d'une chambre d'hotel
que pour recharger les batteries de mon téléphone.
Pour l'appeller,
et qu'elle puisse m'appeller...
Si elle n'existait pas...

. En marchant sur la route,
j'ai réfléchi,
me suis interrogé,
sachant que je n'allait nulle part,
et que je n'était pas pressé d'y arriver,
préférant de toutes façons
les routes bordés de campagne,
déserte de béton et de maisons,
pour s'assoir dans l'herbe tranquille...

. J'ai realisé qu'a part elle,
il n'y avait qu'une chose que je desirais,
enfouis en moi,
c'est de disparaitre.
Disparaitre, oui, tout simplement.
Ne plus exister,
ne plus être la.
Disparaitre ans la nuit.
Tranquillement, discrètement.
Je dois retourner près d'elle.
Rester près d'elle.
M'accrocher a elle.

. Je ne desire rien voir,
ni rien connaitre du monde.
Être avec elle ou être seul.
Seul loin de tout,
comme je le suis maintenant.
Je suis bien.
Mais il suffirais d'un rien pour glisser,
me perdre et disparaitre.
Je me dis souvent qu'elle merite mieux que moi.
Je ne veux pas d'un boulot,
ni d'une maison, ni rien...
J'ai envie de m'enterrer dans un trou.
Sur le bord d'un champs,
d'une route, d'une montagne...
Rester. Dormir.
Faire le vide.
Disparaitre.
C'est la que me pousse mes pieds,
mon instinct.
C'est la que je me sent bien.
Fuir des gens ou des lieux familiers.
Aller me perdre en un lieu inconnu.
Ou ne plus exister.

. Pour elle,
je dois m'accrocher...
Essayer de vivre.
Mais je suis si bien
sur le bord de la route.
Si bien.

. Depuis plus de deux jours,
mes mains sont rougeaudes.
Sans doute a cause du froid.

. J'avais prévu de prendre
une chambre d'hotel par semaine,
sans me demander quand.
Je me dis, demain soir....
Ma batterie de téléphone est presqu'a plate...
Et surtout, je la vois vendredi,
que je sois propre pour elle...
J'irais peut être au cinéma aussi.
C'est terrible,
je n'ai pas vraiment envie de cette chambre d'hotel,
voir pas envie du tout.

. Un SDF de campagne,
ça n'existe pas,
c'est un voyageur, un nomade.
Je ne me vois pas dans les villes
sur les bords des trottoirs.
Je suis si bien ici.

. Dans la société,
c'est "marche ou crève",
"bats-toi ou tu te noie"...
Moi, je n'ai pas envie de me battre.
Surtout pour ce qu'a a m'offrir la société.
Préferer rester sur le côté,
et observer les cigognes,
les ragondins,
et le soleil se lever et se coucher...

. Je crois surtout que ,
malgré tout,
je n'y crois toujours pas a la vie,
pour moi.

. Si bien perdu au milieu de rien.
Sans pression, Sans but,
sans destination, sans pression...

. Quand bien même, de toutes façons,
on me verrais en difficulté,
je ne me laisserais pas aider,
je ne suis pas le genre de personne qu'on aide,
je suis le genre de personne qui aide.
------------
. Vous savez,
quand on repète,
quand on prépare un truc
des milliers de fois,
ça finit par venir naturellement...
Comme la route en voiture,
on dit que la voiture connait la route.
On ne fait plus attention .
Ou comme dans les arts martiaux ou la danse,
on repète un mouvement
encore et encore,
jusqu'a ce qu'il vienne naturellement,
instinctivement ,
sans effort, sans reflexions.
Je me suis tellement preparé a partir,
pour disparaitre,
dans ma tête...
Tellement...
Que mes jambes,
mon instinct,
tout me pousse a y aller.
Mais c'était avant de la connaitre.
Je voulais me perdre,
mais je l'ai trouvé.
Je dois m'y accrocher...
Et essayer.
Même si je n'ai rien preparé...
Et que je ne suis pas sur d'y arriver...

. Disparaitre ou rester ?

. C'est pas si facile...
Le desespoir, le malheur, la mort,
tout ça, c'est des certitudes.
Sans cela, plus rien...

. Je ne comptais pas chercher un lieu
mais a force de voyages,
vers l'inconnu,
la perte de tous repères,
peut être l'épuisement,
trouver l'illumination.
Hors, c'est elle, mon illumination.
Plus la peine de chercher ailleurs.

. Il y a toujours un ailleurs.
Partir ailleurs,
c'est une certitude paisible.
Faire quelque chose,
trouver un travail, un logement,
la, c'est difficile,
et il n'y a plus rien de sur.
Toujours, malgré tout,
envie de continuer.
Malgré les pieds et les epaules meurtries.
Malgré le froid de la nuit...

 

Edito du 04 Janvier 2005 :
A distant love...
. Je ne mange pratiquement plus...
Je bois a peine.
Je dors dehors dans le froid,
marche toute la journée,
avec des ampoules aux pieds,
et ce sac bien trop lourd sur le dos,
et malgré cela,
je n'ai envie de rien...

. Je suis bien.

. Mais je commence a me demander
si je ne suis pas un éléphant
a la recherche de son cimetière...
J'essaie de me raisonner moi même
mais en vain jusqu'ici...

. Me voila assis dans l'herbe,
au bord d'une route...
Les voitures et les camions pressés
vont tous quelque part prestement...
Et moi, assis la, paisiblement ,
je ne sais pas vraiment ou aller...
A droite ? A gauche ? Tout droit ?
Je n'ai nulle part ou aller...
J'erre , c'est tout...

. En tout cas, garder une boutelle de coca
2 jours dans son sac
en le buvant petit a petit,
c'est pas une bonne idée,
car a la fin, il n'y a plus de bulles,
et c'est quasi chaud. Beuf...
Je devrais la garder pour la remplir d'eau...
Même si j'hesite a me charger davantage
de la sorte...

. Une barque sur le bord du Rhone.
Envie de descendre ,
de la prendre,
de me laisser deriver au fil de l'eau...
N'est-ce pas ce que je fait ?
Naufragé volontaire...
Me laisser glisser au gré des vents,
des courants...

. C'est difficile de decrire comment je me sent...
Je suis bien.
Serein.
Complètement tranquille.
Cool pourrait-on dire.
Je ne m'inquiète de rien.
Je profite de l'instant présent...
De chaque pas, de chaque paysage,
de chaque bouffée d'air.
Je ne peux même pas dire
que je me sent libre,
parce que c'est ce qu'on ressent
quand on vient d'être libéré...
Je suis libre,
tout simplement,
et je suis bien.

. Oh, et...
Pratiquement tous mes ongles sont cassés.
Celui du pouce fendu,
bobo...
J'ai ouvert un journal gratuit
pour trouver des annonces logement
et emploi...
(Les agences m'ont envoyé chier !
Si je n'ai pas un mega dossier,
plus personne qui se porte garante,
plus (oui, plus !) securité de l'emploi
dont le salaire doit se monter a minimum
3 fois le montant du loyer,
et j'en passe et des meilleurs,
on va se faire voir aux services sociaux !
Même si on a de l'argent.
C'est comme les ecoles de dessins,
qui ne recrutent sur concours,
que des personnes qui savent déja très bien dessiner...
Alors a quoi sert cette école ?
On a plus rien a y apprendre,
on en a plus besoin.
Les gens se noient dans la technocratie,
fermant de plus en plus de portes,
a beaucoup de gens...)
Bref, j'ouvre le journal d'annonce,
et je tombe sur quoi ?
"Casting Figurant" !
Non ! Pas ici aussi !
------------
. Parfois, j'ai l'impression qu'elle me preferait`
moins present,
physiquement...
Plus a l'aise au telephone
ou par internet, que physiquement...

. Je remarque que j''ai plus de facilité
a faire un trajet inconnu
qu'a revenir sur mes pas,
ou refaire le même trajet encore et encore..;
C'est pourtant ce que je fait pas mal...
Pour reperer, securiser, reconnaitre...
Je preferait avancer franco ers l'inconnu...

. Je lui ai demandé conseil,
elle est plus pressante de me voir
trouver un emploi qu'un logement...

.Il y a des SDF ici aussi...
Le chien de l'un d'eux a laissé
beaucoup de sang en face d'un shopi...
pourtant, il ne semblait pas blessé..

. Je pense aller au ciné voir alexandre...
Pour m'inspirer...
C'est sur, c'est une depense inconsiderée...
Surtout quand on voit le prix des dvd...
Mais je ne mange rien...
Je pense aussi bientôt reprendre
une chambre d'hotel, pour une nuit,
histoire de me laver,
et de recharger les batteries de mon telephone,
et de mon ibook aussi,
même si c'est moins urgent...

 

Edito du 03 Janvier 2005 :
Tel l'éléphant qui traverse la forêt...
. Je n'ai toujours envie de rien...
Je suis en face d'un supermarché...
Je pourrais aller m'acheter a manger, a boire,
pour pas cher...
Mais je n'ai envie de rien...
Pourtant, hier,
hormis un mini-croissant et un mini-pain au chocolat,
et deux litres de coca,
je n'ai rien avalé....

. Si je me perd sur le chemin,
loin du téléphone, reseau ou batterie
je risque de la perdre...
Je n'ai envie d'aller nulle part,
juste de marcher, de voyager,
de errer, de vagabonder,
de me perdre...

. J'ai l'impression que je suis parti
pour aller m'assoir en haut d'une montagne,
attendre,
l'esprit perdu dans le vide,
une réponse au sens de ma vie...

----------

. Mais on a rien sans rien !
Il faut faire des efforts, des sacrifices,
prendre sur soi...
Qu'est-ce qui compte le plus ?
Elle !
Alors, reste auprès d'elle !
Stop !!!
Terminus !!!
Tout le monde descend !!!

-----------

. Un amateur,
c'est quelqu'un qui aime ce qu'il essaie de faire,
mais commet souvent plein d'erreurs...
Un professionnel,
c'est quelqu'un qui ne commet plus d'erreurs,
mais n'aime plus ce qu'il fait...

-----------

. Ce soir, en rentrant sous la tente a quatre pattes ,
j'ai eu la delicieuse sensation de me retrouver
quinze ans en arrière...
Prèt a devorer Pif gadget...

 

Edito du 02 Janvier 2005 :
Le chemin de l'espoir & les idées clairs...
. J'ai marché pratiquement toute la journée
avec mon sac monstrueusement lourd sur les epaules...
Malgré le poid inconfortable et même douloureux de ce sac,
malgré le soleil ,
j'ai adoré ça...
J'aime marcher...
Et le soulagement, la paix lorsqu'on s'assoit dans l'herbe un instant...
Si bien...

. Je suis sur le chemin de l'espoir...
Celui qui mène a elle...
Mais je n'ai pas reussi a trouver sa maison.
Et il fait nuit.. Une nuit noire... Etoilée...
Une nuit que je vais passer a la belle étoile, d'ailleurs...
Si prèt d'elle...

. En marchant, on fait le vide...
Qu'est ce que je veux vraiment ?
Elle.
Et elle est ici, pas ailleurs.
Alors pourquoi aller ailleurs ?
Je vais retourner a la grande ville demain, et chercher un appart...
Pourquoi perde du temps, de l'argent, de l'energie,
avant de realiser,
ce que d'autres ont realisés avant toi ?
Et qui est ce que je pretends tromper avec mon voyage initiatique ?
J'aurais pu continuer a voyager
pendant quelques années avec mes grands parents..
Mais je n'en avais pas envie...
Envie de voyager seul, de se decouvrir ?
Vraiment ?
Ou de se punir plutôt...
Ce sac, si lourd, si mal adapté,
il n'ira jamais en se reduisant de poid, au contraire !
Si est déja rajouté un bout de pain et une bouteille d'eau...
Avoue que ce qui te motivait,
c'est de pousser la misanthropie et la haine de toi même
jusqu'a te retrouver complètement seul, isolé,
sans personne qui puisse t'aider,
te laissant peu a peu mourir de faim de soif ou d'epuisement
et de froid...
Pretendant attendre une quelquonque transcendence au terme de ces epreuves...

. Pour finalement revenir a la société, t'ingrer,
bosser comme tout le monde...
Mais ce n'est pas vraiment que tu ai peur d'echouer qui te retient,
ni même le fait de faire comme les humains,
c'est que tu te juge indigne !
Tu pense que tu ne merite pas d'avoir ça !
Porter un sac comme ça, cela tient du chemin de croix, de l'auto flagellation !
Tu te punis !
Et tu te flingue les epaules, les reins et les jambes !
Et de toutes façons, même si tu t'endurçis,
le sac,
lui, mal conçu, finira par ceder !

. Et comme je m'endors,
dans cette tente montée en catastrophr,
sans piquets que j'ai oubié,
posé sur le bord d'un champs, d'un chemin,
sauvagement,
pour cause de camping fermé,
d'epuisement,
et surpris par le froid mordant de la nuit,
il me viens le reflexe de prier...
Mais par une prière envers Dieu, ni pour moi,
mais pour elle...
Je suis si bien...

 

Edito du 01 Janvier 2005 :
Chambre 33...
. Je suis si bien...
Si bien...
Je n'arrive plus a penser a rien...
Je n'arrive plus a m'en faire...
Je reste dans cette chambre...
Savourant delicieusement ce dernier jour,
le premier...
Demain, je prends la route...

. Serais-je jamais plus heureux, plus serein, qu'en cette instant ?
Est-ce seulement possible ?
Je suis en paix...
Si bien...
Allongé sur le lit,
je respire doucement son odeur sur les draps...
Rien ne m'attend, pas de projets...
Personne n'attends après moi...
Je veux rester...
Profiter pleinement de l'instant...
Je sais que je devrais me prendre la tête...
Mais la, je n'y arrive pas...
Je suis trop bien..
Trop serein...

. Lorsqu'elle est apparue devant moi hier soir...
Elle etait si incroyablement belle...
Je la guettait ,
l'imaginant dans une sorte de jean's et baskets,
avec un haut serrant bien le cou...
Et elle est apparue...
Jupe fendue sur des jambes epoustouflantes,
petit haut de soirée pailletté, brillant, et decolté,
bottes noires,
et long manteau de cuir semblable au mieux...
Avec ce collier noir autour du cou...
Elle etait epoustouflante...
Et a son grand desaroi,
elle attirait tous les regards,
et même les remarques alentour...
Tellement belle...

 

Edito du 31 Decembre 2004 :
Solitude...
. J'ai eu de sévères crises d'angoisses...
Pleurant presque sur ce Steak Frite
que je m'étais forcé a avaler...
Et toutes ces peurs, tous ces doutes,
elle les a chassé en quelques mots au téléphone...
Je me sent bien...
Je voudrait que ça dure a jamais...

. J'ai tellement de choix...
Le vide semble vertigineux devant moi...
Mais surtout, je dois goutter et profiter de l'instant précis...

. Ironie. J'ai trouvé un chapeau
et qui me plait, ici, dans un magasin...
Mais je ne l'ai pas acheté...
Tout comme je n'acheterais pas l'un de ces DVD a 3 euros...
Il est trop tard...
Je ne peux plus me permettre de depenses inconsiderés...
Et encore moins me charger...
Mon vieux chapeau ira bien...
Je dois penser a la nourriture, au logement...
Aux premières necessités...
Par contre, je ferais bien d'acheter une gourde...
Cela me serait utile...

. Je n'ose imaginer dans quel état je serais si elle n'était pas la...
Je n'aurais jamais pris cette chambre...
Ni ne serais probablement venu ici...
Je serais parti mais...
La photo, au dessus,
c'est celle d'une statue
qui se trouve a l'entrée de notre parc, sur le côté...
Je ne l'avais pas vu jusqu'a present...
C'est une femme qui soutient un homme,
(son amant?)
l'aide a avancer...
Et sur le socle, c'est ecrit "Vers l'amour"...
Cette statue, c'est moi, c'est nous....

 

Edito du 30 Decembre 2004 :
Hotel Terminus...
. Je crois que ce qui m'attriste le plus,
c'est de n'avoir aucune idée, aucune,
de ce que je vais faire...
Moi si plein d'imagination autrefois...
Ecrivant milles histoires,
milles scénarios...
Mais non...
C'est vrai que même la,
je ne m'imaginais jamais en heros...
J'aimerais savoir...
J'aimerais vouloir...
J'aimerais m'imaginer...

. Je suis parti...
Une partie de la matinée,
on a vraiment fait comme si de rien n'était.
Travaillant même a ramener des tuyaux.
Puis, au départ,
il y a eu quelques larmes...
Je suis part sans but... Sans projet...

. Mon voyage commençait...
Le RER roulait au ralentis au départ de la gare,
s'eloignant tout doucement,
très lentement,
comme la musique mélancolique a mes oreilles...
Pour accellerrer enfin...
Il bruine doucement dehors, le ciel est gris, maussade, triste,pour mon départ...
C'est lorsque le train s'eloigne de Paris et de sa region,
que je commence a realiser....

. La dernière fois que j'était venu,
j'avais fais un peu le tour des hotels...
Pour me renseigner, comparer les prix, me donner une idée...
Et puis finalement...
Il y en avait un juste devant la gare, que je n'avais pas vu...
Si près de la gare que dans la chambre,
on entends les annonces de la gare precédés de la petite sonnerie...
40 euros la chambre...
Ce n'est pas gratuit, mais il y a bien pire...
La plupart des autres hotels sont au moins a 45 euros...
Et puis, Terminus,
je n'ai pas pu resister...
J'ai besoin de cette ironie,
de faire de l'esprit,
de plaisanter des tours du destin,
pour cacher ma peur...
Juste au moment au je ramassait mon sac pour prendre le chemin de la chambre,
un très jeune couple venait demander une chambre pour la nuit...
La jeune fille me tenant gentiment la porte...
Je ne veux plus hesiter comme autrefois...
Craindre de mal faire...
Trainer les pieds...
Même si c'est encore ce que je fait...
Terré dans cette chambre d'hotel, j'ai peur...
Peur de l'avenir, de l'inconnu...
Ne sachant que faire de ma vie...

. En tous cas, de nos jours, plus personne ne semble prendre les chèques...
Il serait temps que je me mettes a la carte banquaire...
Aller, je sors me grignoter un truc avant qu'il ne soit 20 heures...

. Cet hotel, ce n'est que pour fêter le nouvel an...
Après cela,
j'ignore tout de ce qui m'attends...
Ou j'irais...
Ce que je ferais...
Si je mangerais...
Tout cela est sans nulle doute de la folie...
Mais je veux profiter pleinement du jour présent....
...



Edito et notes d'intentions :

Bienvenue sur le site du darkcowboy , et sur son blog , Bonsoir

. Sachez que toutes remarques,critiques ou suggestions sont les bienvenues, a la condition d'être construtifs et raisonnables...
. Ensuite,apprennez que dans mon esprit d'ancien hippie post soixante huitard,je ne crois pas a la possession des choses ,en clair,tout ce qui ce trouve sur ces pages est libre de droit ! D'exploitation ,de copie,de diffusion ,de tout ce que vous voudrez... Si je veux le garder pour moi, je ne l'y met pas, et c'est tout...
. Cependant,bien sur, si je vous ai pris en photo et que vous ne voulez pas que votre image soit diffusée aux quatre vents, reclamez, je la retirerai...
. Et enfin,il ne faut pas oublier que ce ne sont que des pages persos, pas un vrai site.A un moment,il va être plein et il faudra degager des vieux trucs pour faire places aux nouveaux... Alors,telechargez si quelque chose vous plait,avant que cela ne disparaisse...

. Avertissement :
A compter du 31 décembre, je suis officiellement sans domicile fixe.
Je devrais neanmoins reussir a payer mon abonnement,
maintenant ce blog et ma boite email...
Cependant, je ne pourrais les consulter et les mettre a jour,
non au gré de mes envies, mais plus dependament de mes moyens techniques.
Patience donc...
Et n'ayez crainte...
Si vous ne voyez pas signe de vie pendant un mois ou deux, je ne suis pas forcement mort,
inutile de se rejouir pour moi,
mais dans l'incapacité temporaire de me connecter pour mettre a jour.

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